Actualités

Recommandations du PFPDT dans le cadre du principe de la transparence

16.11.2021 - Dans le cadre du principe de la transparence, le PFPDT a émis les recommandations suivantes:

Communication des données des membres de sociétés de tir à un fournisseur de cartes de crédit

15.11.2021 - Début mai, la Fédération sportive suisse de tir (FST) a envoyé à plus de 50 000 tireurs licenciés une nouvelle carte de membre pouvant également servir de carte de crédit. De nombreux tireurs ont contacté le PFPDT pour savoir si la communication de leurs données dans ce cadre était légale. 

Le PFPDT a pris contact avec la FST, qui s’est montrée très coopérative.

Le PFPDT a établi qu’il s’agissait en l’occurrence non pas d’un simple traitement de données dans le but d’établir des cartes de licence, mais aussi d’une communication de ces données au fournisseur de cartes de crédit, lequel pourra les utiliser à ses propres fins. 

Cette communication doit donc respecter les principes de la loi fédérale sur la protection des données, notamment en matière de finalité et de transparence. Pour ce qui est de la finalité, les statuts de la FST prévoient depuis 2016 la possibilité de communiquer les données des membres à des fins commerciales ainsi que le droit de ces derniers de s’y opposer. La FST a donc bien créé les bases nécessaires à l’utilisation commerciale des données des membres. 

Par contre, il est problématique que les informations à ce sujet ne figurent explicitement que dans les statuts de la FST. Les statuts des 36 membres de la fédération et ceux des plus de 2000 sociétés restent dans la plupart des cas muets sur ce point et se contentent de renvoyer de manière générale aux statuts de la FST. Il est par conséquent difficile pour les membres d’avoir connaissance de ces informations et, le cas échéant, de s’opposer à la communication de leurs données. Le PFPDT a donc jugé que la communication des données au fournisseur de cartes de crédit par la FST n’était pas conforme au principe de transparence.

Il a donc été convenu avec la FST que cette dernière informerait une nouvelle fois les tireurs via son site Internet, sa newsletter et son magazine de la communication de leurs données à des fins commerciales et que les personnes qui désirent s’y opposer pourraient le faire simplement en le faisant savoir à la fédération. 

La FST s’assurera ensuite que le fournisseur de cartes de crédit traite séparément les données des personnes qui ne souhaitent pas utiliser leur carte de membre comme carte de crédit et ne les utilise pas à ses propres fins, par exemple pour des activités de marketing ou de promotion. Quant aux personnes qui ne veulent absolument pas d’une carte de membre qui soit aussi une carte de crédit, elles pourront continuer à participer aux événements en indiquant leur numéro de membre et en présentant une pièce d’identité. 

Envoi de données de vaccination par la fondation « mesvaccins »

08.11.2021 - La fondation « mesvaccins » a commencé à envoyer aux utilisateurs de la plateforme leurs données de vaccination en tant que pièce jointe à un e-mail non crypté le vendredi 04.11.2021.

Après avoir terminé la procédure d’établissement des faits concernant « mesvaccins.ch », le PFPDT a conseillé l'OFSP lors de plusieurs rencontres dans le cadre d’un projet de récupération des données et a résumé en détail par écrit les exigences de protection des données pour l'envoi des données de vaccination aux utilisateurs.

Le procédé actuellement mis en œuvre par la fondation est en contradiction avec les exigences demandées par le PFPDT dans son rapport final du 31.08.2021 et vis-à-vis de l'OFSP. L'envoi non crypté de données de santé par e-mail sans procédure d'authentification à plusieurs facteurs n'est pas conforme à la protection des données. La formulation de la lettre d'accompagnement de la Fondation (identique au texte qui a été publié sur le site internet de la fondation le 05.11.2021) donne la fausse impression que la procédure mentionnée a été convenue avec le PFPDT. Ce n'est pas le cas. 

Le PFPDT recommande l’utilisation du certificat Covid light

08.09.2021 - Le PFPDT a accompagné le développement du certificat Covid en s’assurant que ce certificat soit conçu dans le respect de la protection des données. Le PFPDT salue le fait que le certificat Covid constitue désormais le seul moyen de preuve de la vaccination, de la guérison ou du résultat négatif, se substituant à tous les autres.

Ce certificat a été complété par une version « light » ne contenant plus aucune donnée de santé. Eu égard à l’extension temporaire du certificat obligatoire aux personnes de plus de 16 ans que le Conseil fédéral a décidée le 8 septembre, le PFPDT recommande l’utilisation de cette version light.

L’extension du certificat aux espaces clos (tels que les restaurants, les bars ou encore les installations de loisirs comme les musées, les bibliothèques, les zoos, les centres de fitness, les piscines couvertes ou les casinos) doit être jugée proportionnée sur le plan de la protection des données si elle constitue du point de vue épidémiologique une mesure nécessaire et appropriée pour combattre la pandémie. La démonstration en incombe à l’office compétent, dont les constatations et évaluations guident le PFPDT.

En ce qui concerne l’extension du certificat au lieu de travail, le PFPDT relève que l’employeur peut exiger la présentation d’un certificat dans le cadre de son devoir de diligence, par exemple en vue de prendre des mesures de protection ou de mettre en œuvre un programme de tests. Le PFPDT considère comme positif que la possibilité de se limiter à un certificat light soit explicitement mentionnée. Du point de vue de la protection des données, ce certificat est toujours à privilégier lorsqu’il est indifférent que la personne ait été testée négative, vaccinée ou qu’elle soit guérie.

Communiqué de l'OFSP

Communiqué du PFPDT du 19.07.2021

Zertifikat Light aktivieren

Activer le certificat light en deux clics : à partir du certificat Covid, faites défiler la page vers le bas, appuyez sur « certificat light », faites également défiler vers le bas la page suivante et appuyez sur « activer ».

Publication du rapport final du PFPDT dans le
cadre de la procédure d’établissement des faits concernant mesvaccins.ch

07.09.2021 - Fin juillet 2021, le PFPDT a remis à la fondation meineimpfungen son rapport final dans le cadre de la procédure d’établissement des faits concernant la plateforme mesvaccins.ch (meineimpfungen.ch). Le PFPDT y a formulé trois recommandations portant notamment sur l'intégrité des données et le sort des données en cas d'arrêt de la plateforme. La fondation a accepté les recommandations dans le délai de 30 jours. Le rapport final est publié aujourd'hui. 

Après l'achèvement de la procédure d’établissement des faits, la fondation a annoncé qu'elle cesserait ses activités opérationnelles et demanderait sa liquidation. La fondation ne traite plus les demandes d'information et de suppression. 

Le PFPDT soutient la fondation et l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans la recherche d'une solution rapide et pragmatique dans l'intérêt des utilisateurs et utilisatrices concernés et dans le cadre de ses compétences. 

23.03.2021 Communiqué de presse: Carnet de vaccination électronique: ouverture d’une procédure contre la fondation « mesvaccins »

Prise de position du PFPDT sur la transmission de données personnelles à la Securities and Exchange Commission des États-Unis (SEC)

04.08.2021 - Le PFPDT a fait la prise de position suivante à l'intention de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis sur la question de l'admissibilité de la transmission de données personnelles des gestionnaires de fortune suisses à l'autorité de surveillance américaine : 

Le PFPDT recommande d’utiliser le certificat light pour lutter contre le COVID lors de manifestations en Suisse

19.07.2021 - Le certificat light peut facilement être généré à partir de la dernière version de l’application COVID Certificate. Il respecte la protection des données et ne contient pas de données relatives à la santé. Le PFPDT recommande de l’utiliser dans le cadre de manifestations en Suisse.

Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) surveille les travaux en lien avec le certificat COVID destiné aux voyages à l’étranger. Dans ce contexte, il a demandé à la Confédération de proposer, en sus du certificat COVID, un certificat light contenant moins de données. Ce certificat light peut être généré facilement à partir de la dernière version de l’application COVID Certificate :

Site de l'OFSP : Certificat COVID (admin.ch) 

Le PFPDT recommande à la population d’utiliser ce certificat respectueux de la protection des données en Suisse, dans la mesure où il contient moins de données (notamment lors de grandes manifestations).

Si vous activez le certificat light dans l’application du certificat normal, vous générerez un nouveau code QR ne contenant pas de données sur la santé. Le certificat light ne contient que les informations nécessaires à votre identification, ainsi qu’une signature électronique. Dès lors, aucune donnée relative à votre santé, comme p.ex. le vaccin utilisé, ne s’affichera lorsque vous vous ferez contrôler à l’entrée d’une manifestation. Un tel risque n’est en revanche pas exclu lorsque le certificat normal est contrôlé au moyen d’une application autre que celle proposée par la Confédération (COVID Certificate Check). Le certificat light est infalsifiable, mais ne peut être utilisé qu’en Suisse et doit être renouvelé dans l’application après 48 heures. Ce délai bref a été choisi pour qu’il ne soit pas possible de savoir si le certificat a été délivré suite à un test, une vaccination ou une guérison.

Nouvelle LPD: 5 postes supplémentaires à partir de juillet 2022

13.07.2021 - En 2019, le Conseil fédéral a autorisé la création de 3 postes au PFPDT en vue de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la protection des données (LPD), prévue pour le 2e semestre 2022. Ces postes ont été pourvus dans l’intervalle. Le Conseil fédéral a maintenant autorisé la création de 5 postes de plus. Si le Parlement fédéral approuve cette augmentation de l’effectif lorsqu’il adoptera en décembre 2021 l’arrêté fédéral concernant le budget pour l’année 2022, le PFPDT pourra mettre ces 5 postes au concours à partir du 1er juillet 2022.

Avec la création de ces cinq postes supplémentaires, le PFPDT mettra tout en œuvre pour assumer ses tâches et ses compétences élargies, notamment la nouvelle obligation qui lui incombe de traiter toutes les plaintes individuelles qui ne sont pas « de peu d’importance ».

Développements de la procédure «SocialPass»
 

22.06.2021 - Après la résiliation du mandat par les représentants communs des exploitants de SocialPass, la procédure de surveillance en cours fait face à de possibles nouveaux retards. Le 18 juin 2021, les exploitants ont revoqué la demande de récusation déposée le 27 mai 2021, qui était dirigée contre le personnel du PFPDT chargé de la gestion de la procédure. Ce dernier a depuis entamé des échanges directs avec les exploitants. Ces discussions visent à remédier le plus rapidement possible aux déficiences identifiées et à rapidement clôre la procédure.  

Communiqué du PFPDT du 31.05.2021: SocialPass: limitation des possibilités de recherche requise

Le certificat COVID-19 répond à des exigences essentielles de la surveillance en matière de protection des données

04.06.2021 - Lors de sa conférence de presse d’aujourd’hui, le Conseil fédéral a informé de la création et de la mise en service du certificat COVID-19. La possibilité de fournir des certificats sur papier et la création d’un code bidimensionnel (code-barres) supplémentaire, nécessitant un minimum de données, pour son utilisation en Suisse, répondent à des exigences essentielles de la surveillance en matière de protection des données.

En vertu de la fonction de conseil que lui confère la loi, le PFPDT a accompagné l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT), au cours des dernières semaines, dans le cadre du développement juridique et technique du certificat COVID-19. Les deux offices ont donné suite à la plupart des exigences formulées par le PFPDT en matière de protection des données.

  • D’une part, nous nous félicitons du fait que le certificat ne sera pas uniquement fourni sous forme électronique mais également sur papier, ce qui n’obligera pas à avoir constamment son téléphone avec soi.

  • D’autre part, nous avons obtenu que l’OFIT soit chargé de développer un code-barres nécessitant un minimum de données pour l’utilisation du certificat en Suisse, en plus du code-barres compatible avec celui de l’Union européenne pour les déplacements transfrontières. Ce deuxième code-barres empêche que la minimisation des données puisse être vidée de sa substance lors de la lecture du certificat. Celui qui utilise ce deuxième code empêche que quelqu’un puisse établir indûment, en utilisant un logiciel non autorisé, pour quelle raison le certificat apparaît valable ou non valable à la lecture. Les personnes chargées des contrôles à l’entrée d’une grande manifestation, par exemple, n’ont aucune raison de savoir si les personnes qui souhaitent entrer sont titulaires d’un certificat de vaccination, de guérison ou de test.

Les informations concernant la vaccination, la guérison et les tests, sont des données sur la santé, aussi le PFPDT estime-t-il préoccupant que pendant la période transitoire précédant la mise en service du certificat COVID-19, des « preuves suffisantes » puissent être acceptées pour les grandes manifestations pilotes. Il déplore également que le code-barres nécessitant un minimum de données ne puisse être mis à la disposition du public que dans un deuxième temps. Il veillera à ce que ces règles transitoires ne s’appliquent que pendant la période la plus courte possible.

Réseaux sociaux victimes de fuite de données

13.04.2021 - Après Facebook, c'est au tour de LinkedIn d'être rattrapé par une fuite massive de données personnelles. D’après le site Cybernews, les données de 500 millions d’utilisateurs du réseau social professionnel sont en vente sur un forum spécialisé. Il s’agit notamment des identifiants, des noms complets, des adresses électroniques, des numéros de téléphone, des liens vers d'autres profils LinkedIn et vers ceux d'autres réseaux sociaux.

Selon les dernières nouvelles, Clubhouse est également touché par une fuite.

Le PFPDT suit l'évolution de la situation et a pris contact avec ses homologues étrangers européens.

L’autorité irlandaise de protection des données est l’autorité chef de file dans l'UE pour ces deux sociétés, leurs sièges sociaux européens étant établis en Irlande, et celle-ci a publié un communiqué de presse sur la fuite de données Facebook et sur son action.

L'autorité italienne de protection des données, il Garante, a également contacté les deux réseaux sociaux afin de savoir s'ils avaient l'intention de mettre à disposition des utilisatrices et utilisateurs un outil leur permettant de contrôler si leurs données étaient concernées par la fuite. Elle invite de même les utilisateurs à porter une attention particulière à toute anomalie liée à leur numéro de téléphone et leurs comptes Facebook et LinkedIn (cf. lien).

Que faire en cas de fuite de données ?

En cas de fuite de données (appelée communément « data leaks »), les mesures générales suivantes peuvent aider à déterminer si vous êtes concerné et à vous protéger:

Déterminez si vous êtes concerné : 
Pour savoir si vous êtes concerné, il existe des plateformes sur Internet comme l’Identity Leak Checker de l'Institut Hasso Plattner ou le site https://haveibeenpwned.com du consultant australien en sécurité Troy Hunt. Ces services peuvent être utilisés pour vérifier si sa propre adresse électronique ou son propre numéro de téléphone ont déjà fait l'objet d'une fuite. Même si ce contrôle ne permet pas d’attester totalement la fuite, celui-ci doit être pris au sérieux.

Suivez les instructions des entreprises touchées : 
En principe, les entreprises informent elles-mêmes les personnes concernées en cas de fuite de données non autorisée de cette ampleur ou s'il existe un risque élevé pour celles-ci. Leurs instructions doivent être suivies.

Changez votre mot de passe :
Il est souvent difficile de savoir si les mots de passe ont également été volés. En cas d'indices de vol, le mot de passe doit être réinitialisé sans faute, même si une authentification renforcée est utilisée pour la connexion, par exemple au moyen d'un deuxième facteur. Le fait que les mots de passe soient cryptés ou non ne joue qu'un rôle mineur. Dans le cas de mots de passe cryptés, il faut partir du principe qu'ils peuvent être décryptés ; par conséquent, ces mots de passe doivent également être renouvelés.

Moyens de paiement : 
Si l'on ne sait pas si nos moyens de paiement ont également été compromis, il convient de les surveiller de plus près. S'il y a des signes d'abus, le moyen de paiement doit être immédiatement bloqué auprès du fournisseur.

Une prudence accrue : 
Dans le cas de Facebook, des signes indiquent déjà que les données sont utilisées à mauvais escient ; par exemple, des SMS sont envoyés avec des liens qui, lorsqu'on clique dessus, téléchargent des logiciels malveillants. Les personnes concernées doivent être particulièrement méfiantes, notamment à l'égard des e-mails et des SMS provenant d'expéditeurs inconnus.


Informations complémentaires :
14.04.2021 - DPC launches inquiry into Facebook in relation to a collated dataset of Facebook user personal data made available on the internet
Centre National pour la Cybersécurité NCSC
Clubhouse-App von Daten-Leak betroffen – das musst du wissen - watson (en allemand)
Communiqué de l'autorité irlandaise de protection des données (en anglais)
Come limitare i danni per la violazione dei dati di 36 milioni di utenti Facebook italiani - Garante Privacy (en italien)
Facebook Data Leak - 533M Users Data Leaked Online | CyberNews (en anglais)
LinkedIn Leak - 500M Records Leaked and Being Sold | CyberNews (en anglais)
Clubhouse Data Leak - 1.3M SQL Database Leaked Online | CyberNews (en anglais)

Nouvelle loi fédérale sur la protection des données : le point de vue du PFPDT

05.03.2021 - Le secteur privé et les autorités fédérales devront adapter le traitement des données personnelles aux nouvelles dispositions prévues par la révision de la loi fédérale sur la protection des données. Le PFPDT met en évidence ci-après les principales nouveautés dont ils devront tenir compte à cette fin.

(Le document intégral est joint ci-dessous en format pdf)

Exigences de protection des données pour la collecte de données sur la santé par des acteurs privés dans le cadre de la lutte contre la pandémie

22.01.2021 - La lutte contre la pandémie implique de plus en plus l'utilisation d'applications à installer sur les smartphones, lesquels contiennent généralement des informations importantes sur la vie numérique de leurs propriétaires. On pense notamment à SwissCovid, lancée par la Confédération, et aux « Tracing App » d'entreprises privées destinées à faciliter le traçage des contacts dans les cantons.

Maintenant que les tests rapides et les vaccins sont disponibles pour lutter contre la pandémie actuelle, plusieurs acteurs privés ont annoncé qu'ils envisageaient, le moment venu, de rendre certains biens et services accessibles uniquement aux personnes qui présenteraient des résultats de tests négatifs ou une preuve qu'elles ont été vaccinées.

Si des acteurs privés se procurent des données sur la santé de particuliers dans le contexte de la pandémie, ils doivent respecter non seulement les dispositions de droit public sur les plans de protection contre la pandémie, mais aussi celles de la loi fédérale sur la protection des données (LPD), notamment les principes de proportionnalité et de finalité. Conditionner l'accès à des biens ou services privés à la présentation de données sur la santé peut porter atteinte à la personnalité des personnes concernées. Or, conformément aux articles 28 alinéa 2 CC et 13 LPD, les atteintes à la personnalité ne peuvent être justifiées que par le consentement de la victime, par un intérêt prépondérant privé ou public, ou par la loi.

La question de savoir si la demande et l'éventuel traitement ultérieur de données relatives à des tests ou des vaccins constituent une violation de la personnalité et, le cas échéant, si elle est justifiée dépend du cas d'espèce, ce d'autant plus que ni le droit public ni le droit privé ne contiennent des règles exhaustives à ce sujet. Le PFPDT se félicite donc que les offices fédéraux compétents en la matière élaborent actuellement à l'intention du Conseil fédéral une étude sur différentes règlementations possibles et leurs conséquences.

Indépendamment de l'adoption ou non d'une règlementation, le PFPDT doit s'attendre à ce que des acteurs privés décident à tout moment d'exiger systématiquement des données personnelles, notamment en lien avec les tests et les vaccins. Il attire donc l'attention sur les exigences en matière de protection des données à respecter pour conditionner l'accès à des biens ou des services à la présentation de données personnelles :

  • Adéquation du traitement : conformément au principe de la proportionnalité prévu dans la LPD, l'acquisition et le traitement des données personnelles doivent être en adéquation avec la finalité poursuivie. Pour évaluer si la collecte privée et l'éventuel traitement des résultats des tests et de la vaccination sont susceptibles de contribuer de manière significative à la protection contre la transmission et la maladie, il convient de tenir compte des avis des autorités sanitaires compétentes, notamment l'Office fédéral de la santé publique, sur pertinence des tests et sur les effets de la vaccination. Les avis et les publications de ces autorités spécialisées doivent servir de bases à l'évaluation  sous l’angle de la protection des données.
  • Caractère acceptable du traitement : Il doit être renoncé à la collecte des données à caractère personnel susmentionnées si l'accès aux biens ou aux services en dépend, si la renonciation à ceux-ci n’est pas acceptable et si leur accès peut être garanti d'une autre manière.
  • Ampleur du traitement et sécurité des données : une fois la question de l'accès clarifiée, les données personnelles ne doivent être ni gardées ni transmises, sauf si un traitement ultérieur de ces données est absolument nécessaire, objectivement justifié ou exigé expressément par les personnes concernées. Si un traitement ultérieur est nécessaire, il doit être limité dans son ampleur et sa durée au minimum nécessaire pour lutter contre la pandémie. En outre, la sécurité des données doit être assurée par des mesures techniques et organisationnelles appropriées.
  • Méthode du traitement : certaines personnes ne veulent pas montrer un smartphone équipé d’une certaine application créée dans le but de lutter contre la pandémie de peur que des informations sur leur vie numérique ne soient transmises. D'autres personnes ne peuvent simplement pas le faire en raison de leur âge, de leur santé ou d'un handicap. Pour celles-ci, il convient de proposer d'autres solutions appropriées utilisables dans des conditions comparables.
  • Transparence du traitement : les personnes concernées doivent être informées de manière complète et compréhensible de la finalité et des modalités de la collecte et de tout traitement ultérieur de leurs données personnelles.

Le PFPDT suit l'évolution de la situation et se réserve le droit de prendre des mesures de surveillance à l'encontre des acteurs privés s'il estime que ceux-ci ne respectent pas les exigences de la LPD. Il se réserve aussi le droit de réévaluer ou compléter les exigences susmentionnées si des développements ou découvertes scientifiques l'exigent.

Collecte des coordonnées : les exploitants doivent garantir la protection des données

29.10.2020 - La collecte des coordonnées destinée au traçage des contacts est prévue par la loi. L’ordonnance COVID-19 situation particulière précise quelles sont les données qui peuvent être collectées et dans quel but. Les exploitants et les organisateurs sont cependant libres de décider de la manière dont ces données sont collectées. L’utilisation d’applications est autorisée, à condition qu’elle respecte le cadre légal de la protection des données.

Face à l’augmentation rapide du nombre de cas, les mesures de lutte contre la pandémie sont actuellement renforcées, en particulier le traçage « classique » des contacts, qui vise à interrompre les chaînes de contamination.

La loi sur les épidémies constitue la base légale permettant le traçage des contacts. L’ordonnance COVID-19 situation particulière contient quant à elle les dispositions d’exécution concernant les mesures relatives aux installations, établissements et manifestations accessibles au public.

Sur la base de ces dispositions, les exploitants d'installations et d'établissements accessibles au public ainsi que les organisateurs d'événements sont tenus, sous certaines conditions, de collecter les données de contact des visiteurs. Les catégories de données à collecter sont définies ; les données ne peuvent être collectées qu’à des fins de traçage et doivent être supprimées après 14 jours. Les cantons peuvent prévoir ponctuellement des mesures supplémentaires et donc aussi une collecte des données plus étendue, pour autant que les exigences du droit de la protection des données soient respectées.

L’ordonnance laisse expressément ouverte la manière dont la collecte de données est mise en œuvre, mais l’exploitant ou l’organisateur demeure entièrement responsable de la confidentialité des données ainsi que de la sécurité des données.
Il est ainsi autorisé de collecter des données au moyen d’une application informatique. Il existe aujourd’hui un grand nombre de ces applications, notamment dans le secteur de la restauration ou dans le cadre de manifestations. Comme pour les autres méthodes de collecte, l’utilisation d’une telle application doit s’inscrire dans le cadre de la protection des données, les exploitants et les organisateurs restant responsables de la confidentialité et de la sécurité de ces données. Ils doivent notamment s’assurer que seules les données mentionnées dans l’ordonnance sont traitées (et, le cas échéant, dans les actes édictés par les cantons à titre complémentaire) et que ces données – comme il a été dit plus haut – sont supprimées au terme d’un délai de 14 jours.

La collecte d’autres données ou l’utilisation des données à des fins autres que le traçage des contacts, comme l’envoi de publicité en ligne, n’est autorisé qu’avec le consentement des personnes concernées. On s’assurera toutefois que ces personnes sont informées expressément de ce traitement ultérieur des données et qu’elles peuvent s’y opposer à tout moment sans que cela leur porte préjudice. Comme ces applications sont souvent installées spontanément sur place lors de la visite d’installations, d’établissements ou de manifestations, toute utilisation des données collectées à des fins autres que celles qui sont prévues par la loi devrait prendre la forme d’un régime d’opt-in, prévoyant un consentement explicite.

Par ailleurs, il découle des principes généraux du droit de la protection des données que pour les personnes qui ne portent pas un téléphone mobile sur elles, un autre moyen de collecter leurs coordonnées, comme notamment des listes en papier, doit être prévu. Cette position du PFPDT est valable sous réserve d’une décision ultérieure de la part des tribunaux compétents.

Le Préposé dans l'émission "on en parle" de la radio RTS du 14 octobre 2020: Sur papier ou numérique? La complexité du traçage dans les restaurants romands

28 septembre: International Day for Universal Access to Information

28.09.2020 - La Journée internationale pour l’accès universel à l’information ou International Day for Universal Access to Information (IDUAI) a lieu aujourd’hui 28 septembre.

L'IDUAI a été créée en novembre 2015 par la Conférence générale de l'UNESCO et a été officiellement reconnue par l'Assemblée générale des Nations unies en octobre 2019.

Informations complémentaires : https://www.informationcommissioners.org/international-day-for-universal-access-to-information   

Vers une protection des données modernisée

25.09.2020 - Le Parlement fédéral a adopté aujourd’hui lors duvote final la révision totale de la loi sur la protection des données (LPD). Il a ainsi été en mesure d’éliminer les dernières divergences qui se dressaient sur la voie d’une protection de la sphère privée en phase avec son temps.

Le PFPDT se félicite de l’achèvement de la révision totale de la LPD, tâche que le Conseil fédéral avait confiée au Parlement par son message il y a trois ans. La protection de la sphère privée et l’autodétermination informationnelle de la population suisse sont ainsi renforcées et adaptées à la réalité numérique.

Le PFPDT s’exprimera de matière plus détaillée sur la révision adoptée de la loi après l’expiration du délai référendaire. 

Dispositions sur le traitement des données dans la nouvelle loi sur la police douanière insuffisantes

11.09.2020 - Sous l'acronyme « loi fédérale sur les tâches d'exécution de l’OFDF », le Conseil fédéral a ouvert aujourd'hui la procédure de consultation sur un paquet législatif avec lequel il entend créer la base légale du programme de numérisation et de transformation (DaziT) de l'Administration fédérale des douanes. DaziT est un grand projet financièrement important et sensible pour la protection des données. Il prévoit notamment le transfert de l'actuelle Administration douanière et du Corps des gardes-frontières intégré à celle-ci vers un office de police douanière nouvellement créé, « l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières » (OFDF). L'ensemble du personnel de cet office sera doté de pouvoirs de police et donc de la compétence pour collecter des données de manière contraignante.

Lors de la consultation des offices, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) a fait remarquer en vain à l'Administration fédérale des douanes que, selon lui, les dispositions prévues en matière de traitement des données personnelles présentent de graves lacunes. En particulier, ils manquent la certitude requise par la loi sur la protection des données, qui permettrait à la population d'évaluer le traitement étatique des données qui empiète sur leur vie privée et leur autodétermination, ainsi que les droits de protection dont ils disposent à cet égard.

Le Préposé a conseillé au Conseil fédéral que le Gouvernement et le Parlement, en tant qu'organes politiques de la Confédération, se réservent le droit de régler les principales caractéristiques du nouveau traitement des données à effectuer dans un système d’information unique de police douanière et les interfaces avec ce système. Dans sa forme actuelle, le projet de loi laisse au nouvel office de police douanière le soin de procéder au traitement des données personnelles dans son système, qui repose sur un grand nombre de tâches administratives, fiscales, policières et pénales, selon des règles largement autonomes et de relier les informations en fonction des besoins. Le rapport explicatif ne contient pas de justification convaincante de la nécessité de cette dérogation drastique à la législation douanière actuelle.

Ces lacunes juridiques dans le traitement des données sont aggravées par des lacunes factuelles dans les règlements. Par exemple, le concept «d'analyse de risque», qui est mentionné 44 fois, court comme un fil rouge à travers le projet de loi, sans que celui-ci ne précise suffisamment en quoi consiste ce mode de traitement, dans le cadre duquel le nouvel office de police douanière doit traiter des données personnelles sensibles concernant, entre autres, la sphère intime ou les opinions religieuses, idéologiques et politiques.

Sur la base de ces indications, le Conseil fédéral a chargé l'administration de réviser les dispositions relatives au traitement des données, ce qui est insinué dans les documents de la consultation. Le Préposé s'en félicite. Cependant, il a fait valoir en vain que la révision aurait dû être faite avant l'ouverture de la procédure de consultation.

Révision de la LAMal: PFPDT pour la transparence dans les modèles de prix

20.08.2020 - Le Préposé ne souscrit pas au projet du Conseil fédéral visant à exclure de la Loi sur la transparence les documents concernant les modèles de prix dans les médicaments.

Le Conseil fédéral a ouvert hier une consultation relative à une révision partielle de la loi sur l'assurance-maladie LAMal. Elle propose, entre autres, une exception restreignant l'accès aux documents en lien avec les modèles de prix et les remboursements dans le cadre de l'assurance obligatoire des soins. L'instauration d'une disposition spéciale garantissant le secret dans la LAMal va à l'encontre du principe de transparence, raison pour laquelle le Préposé s'est déjà prononcé contre ce projet au cours de la consultation des offices.

Dans ce contexte, le PFPDT considère qu'il est indispensable que le public conserve la possibilité de vérifier et de contrôler la procédure d'approbation des prix.

cf. art. 52c de la modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie

Informations complémentaires:
Modification de la LAMal : 2e volet de mesures visant à maîtriser les coûts

27ème Rapport d'activités du PFPDT, page 75

Arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) sur les clauses contractuelles types européennes et le bouclier de protection des données entre l'UE et les États-Unis (EU-US Privacy Shield)

16.07.2020 - Dans son arrêt du 16 juillet 2020 dans l'affaire C-311/18 Commissaire à la protection des données contre Facebook Ireland Ltd et Maximilian Schrems, la Cour de justice a invalidé la décision 2016/1250 sur le caractère adéquat de la protection assurée par le bouclier de protection des données entre l'UE et les États-Unis. En revanche, la décision 2010/87 de la Commission européenne relative aux clauses contractuelles types pour le transfert de données à caractère personnel vers des sous-traitants établis dans des pays tiers reste valide.

Le PFPDT a pris connaissance de l'arrêt de la CJUE. Cet arrêt n'est pas directement applicable à la Suisse. Le PFPDT va examiner le jugement en détail et le commentera en temps utile.

Lien au communiqué de presse de la CJUE

Communiqué du PFPDT du 08.09.2020: Le PFPDT estime que le bouclier de protection des données Suisse – États-Unis n’offre pas un niveau de protection des données adéquat 

 
 

Update Proximity Tracing App: La sécurité technique de l’appli SwissCovid est confirmée

12.06.2020 - Après appréciation du rapport «Risk Estimation Proximity Tracing» du NCSC publié ce jour, le PFPDT confirme son évaluation selon laquelle le système suisse de traçage de proximité exploité par l’Office fédéral de la santé publique et l’appli SwissCovid respectent les exigences en matière de protection des données. 

Rapport du Centre national pour la cybersécurité (NCSC) 

Le PFPDT est conscient du fait que la non-divulgation de l’API (application programming interface), c’est-à-dire l’interface de programmation de Google et d’Apple relative à l’appli SwissCovid, fait l’objet de critiques publiques. Cet état de fait ne constitue toutefois pas une nouveauté. L’analyse d’impact relative à la protection des données personnelles du 1er mai 2020 ainsi que le rapport publié ce jour par le Centre national pour la cybersécurité (NCSC) du 28 mai 2020 signalaient déjà cette non-divulgation.

Les interfaces standardisées à l’échelle mondiale avec leurs systèmes d’exploitation sous-jacents constituent la base de l’appli SwissCovid. Le code source des systèmes d’exploitation et des interfaces n’est pas disponible, ou en partie seulement. Là encore, il s’agit d’un fait connu qui ne concerne pas uniquement l’appli SwissCovid.

Le PFPDT estime que comparée à l’utilisation quotidienne par la population des appareils intelligents de Google et d’Apple, l’utilisation de l’API des deux fabricants pour l’appli SwissCovid ne représente pas un risque significativement supérieur pour les données personnelles. Et quiconque part du principe pour l’appli SwissCovid que Google et Apple ne tiendraient pas compte des restrictions d’utilisation confirmées en ignorant leur responsabilité légale et en mettant en jeu leur réputation, doit avoir à l’esprit le fait suivant: l’utilisation de l’appli SwissCovid devrait aussi – même sans l’utilisation de l’API de traçage de proximité de ces fabricants – s’appuyer sur un système d’exploitation et sur une interface Bluetooth générale de Google et d’Apple.

Quiconque se méfie généralement et systématiquement de Google et d’Apple devrait logiquement renoncer à toute utilisation d’appareils intelligents et de systèmes d’exploitation de ces derniers, et pas seulement à l’utilisation de l’appli SwissCovid, quelle que soit sa conception. La possibilité d’un tel renoncement est garantie en tout temps.

Pour toute information complémentaire, nous vous renvoyons au texte intégral de notre appréciation :

Texte intégral (en allemand) (PDF, 134 kB, 12.06.2020)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Coronavirus: plans de protection

19.05.2020 - Le Préposé surveille la mise en œuvre des plans de protection par les entreprises privées. Il tient à ce que la collecte et la transmission de données personnelles dans le cadre de ces plans ne se fassent qu’avec le consentement des personnes concernées

Dans le cadre de l’assouplissement des mesures prises pour endiguer la pandémie de coronavirus, le Conseil fédéral a lié la reprise d’activités et la réouverture d’entreprises à l’élaboration de plans de protection (ordonnance 2 COVID-19; RS 818.101.24), cf. les recommendations de l'OFSP pour les milieux professionnels et les écoles.

Les entreprises sont responsables de la mise en œuvre des plans de protection. Si elles traitent des données personnelles (de clients, de membres, d’employés, etc.) dans ce contexte, elles sont soumises à la surveillance du PFPDT. Celui-ci veille à ce que les entreprises respectent les principes de la loi fédérale sur la protection des données, tout particulièrement le principe de proportionnalité. Les entreprises de certaines branches et d’une certaine taille disposent de services juridiques et de conseillers à la protection des données qui contribuent à la mise en œuvre conforme à la loi des plans de protection.

Le PFPDT tient à ce que la collecte et la transmission de données personnelles dans le cadre des plans de protection ne se fassent qu’avec le consentement des personnes concernées, sans que celles-ci subissent des pressions indirectes. En aucun cas ces personnes ne doivent être incitées à communiquer des données personnelles pour pouvoir jouir de certaines prestations ou avantages.

Le PFPDT estime que la collecte et la transmission de données personnelles obtenues au moyen de pressions indirectes constituent une atteinte à la sphère privée et à l’autodétermination des personnes concernées en contradiction flagrante avec le principe de proportionnalité. Des prescriptions en matière de traitement des données, reposant sur des bases légales suffisamment précises du droit public de la Confédération ou des cantons, sont indispensables.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Update Libra

20.04.2020 - L’Association Libra informe qu’elle a soumis une demande d'autorisation à la FINMA et intensifie les travaux sur le concept de protection des données.

Le 16 avril 2020, l'Association Libra a informé le PFPDT qu'elle avait déposé auprès de la FINMA une demande d'autorisation en tant que système de paiement (cf. les informations publiées par la FINMA). Elle a également communiqué au PFPDT que les travaux sur le concept de protection des données étaient en cours et s'étaient intensifiés.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mesures de sécurité pour les conférences audio et vidéo  

15.04.2020 - La crise du virus coronaire a chambardé nos habitudes et nos comportements du jour au lendemain, en l’occurrence en nous empêchant de rencontrer nos proches ou d’avoir des réunions avec nos collègues. Les particuliers et les entreprises ont été contraints de trouver rapidement des solutions pour communiquer par conférences audio et vidéo. Même si cela s’est parfois fait à la hâte, les réunions professionnelles, les conversations avec les enfants et les grands-parents et même les petites rencontres festives ont pu être transposées dans le monde virtuel. Il est néanmoins important de veiller à la sécurité des informations et à la protection des données dans le cadre de ces conférences.

Le PFPDT recommande dans le présent feuillet thématique de prendre des mesures pour utiliser de la manière la plus sûre possible les solutions adoptées dans l’immédiat dans le cadre du confinement dans un premier temps. Plus tard, ou déjà lors de cette utilisation, il est recommandé d’analyser, en se fondant sur le droit de la protection des données, les risques que présentent les services et produits disponibles, ce qui permettra éventuellement d’opter pour un produit plus approprié. Vous trouverez ci-dessous des instructions pour choisir et mettre en œuvre une solution respectueuse de la protection des données.

Le feuillet thématique énumère certaines règles à appliquer dans la sphère professionnelle comme privée.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mise à jour - Protection des données dans le cadre de l’endiguement du coronavirus :

L’accès de l’OFSP aux données visualisées de Swisscom est conforme au droit de la protection des données  

03.04.2020 - Le PFPDT a prié Swisscom le 25 mars 2020 de prendre position sur l’accès qu’elle a donné à l’OFSP à ses données. Après examen des informations fournies par Swisscom, le PFPDT retient que Swisscom permet à l’OFSP d’avoir accès uniquement à des données anonymisées. Le PFPDT a demandé à Swisscom de fournir au public des informations plus détaillées sur la procédure de traitement des données. Swisscom a répondu à cette demande et a préparé des FAQ sur le traitement des données en question.

Swisscom utilise sa plate-forme Mobility Insights (MIP) pour traiter des statistiques de groupe anonymisées au moyen de données de mobilité agrégées en vue d’évaluer les comportements de mobilité sur le territoire suisse. Les évaluations visualisées de Swisscom rendues accessibles à l’Office fédéral de la santé (OFSP) avec un décalage d’au minimum 8 heures doivent permettre à l’OFSP de vérifier si des personnes se sont encore rassemblées en grand nombre en Suisse, dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Ces visualisations montrent comment la présence de possesseurs de téléphones portables évolue dans le temps dans un espace de 100 mètres sur 100, pour autant que plus de 20 appareils associés à un abonnement Swisscom soient présents dans cet espace.

Le PFPDT a prié Swisscom le 25 mars 2020 de prendre position sur l’accès qu’elle a donné à l’OFSP à ses données, ce qu’elle a fait par lettre du 27 mars 2020 et avec une prise de position complémentaire du 2 avril 2020. Après examen des informations fournies par Swisscom et compte tenu de ce qu’il savait déjà suite à plusieurs échanges de Swisscom consacrés à des situations similaires, le PFPDT retient ce qui suit :

  • Swisscom procède dès que c’est techniquement possible à la pseudonymisation des données de localisation (« hash »), puis à leur agrégation.
  • Les mesures organisationnelles ne sont pas décrites. Toutefois, il n'y a actuellement aucune raison de supposer qu'il y a des défauts évidents, d'autant plus que la plate-forme MIP est un produit qui est exploité depuis plusieurs années.
  • Swisscom met à la disposition de l'OFSP des informations visualisées par MIP, mais ni données en clair ni données pseudonymisées ayant servi à produire des visualisations au moyen de la plate-forme MIP.
  • Les résultats (visualisation des données de localisation agrégées) auxquelles Swisscom donne accès à l’OFSP est anonyme.

Cela signifie que Swisscom permet à l’OFSP d’avoir accès uniquement à des données anonymisées. Le PFPDT estime que le traitement des données opéré par Swisscom et les transferts de données anonymes à l’OFSP ne contreviennent pas au droit de la protection des données.

Considérant les documents qui lui ont été communiqués, le PFPDT ne voit aucune raison de douter que Swisscom se conforme au traitement des données tel qu’il a été exposé dans les avis du 27 mars  et du 2 avril 2020. Il a certes reçu des indications accusant Swisscom, mais rien n’a permis de démontrer ces allégations. Il n’existe à ce jour aucun élément qui doive amener le PFPDT à ouvrir une procédure formelle d’établissement des faits selon l’art. 29 LPD.

Le PFPDT estime cependant que les informations accessibles au public sur la collaboration entre l’OFSP et Swisscom et sur les traitements de données qui y sont associés sont rares et difficiles à trouver. Aussi a-t-il invité Swisscom à publier des informations plus détaillées sur ces traitements de données. Swisscom a répondu à cette demande et a préparé des FAQ sur l'utilisation de la plate-forme Mobility Insights par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

L'évaluation du PFPDT est publiée.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

27.03.2020 - Hier, le PFPDT a été informé par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) de la collaboration en cours avec Swisscom pour lutter contre la pandémie (voir communiqué de l'OFSP du 26.03.2020).

Dans l'intervalle, le PFPDT a reçu de l'OFSP et de Swisscom des documents pertinents sur le sujet. Tous deux ont également assuré le PFPDT qu'à l'avenir, ils le tiendront informé en permanence des projets relatifs à la protection des données dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

Le groupe de travail interne du PFPDT "Corona", créé le 24 mars 2020, analyse actuellement ces documents. Il y a quelques jours déjà, deux initiatives privées pour des projets numériques contre de nouvelles infections ont été soumises au PFPDT. Celles-ci font également l'objet d'une première analyse sommaire de la protection des données par notre groupe de travail.

 
 
 
 
 
 
 

Protection des données dans le cadre de l’endiguement du coronavirus  

17.03.2020 - Les autorités, en coopération avec les institutions de santé, font tout leur possible pour endiguer la propagation rapide du coronavirus. Dans la mesure où des personnes privées (en particulier des employeurs) traitent des données personnelles pour lutter contre la pandémie, les principes énoncés à l'article 4 de la loi fédérale sur la protection des données doivent être respectés.

1. Traitement des données par les établissements de soins

Après que le Conseil fédéral a déclaré la situation qui prévaut actuellement en Suisse de « situation extraordinaire » au sens de l'art. 7 de la loi sur les épidémies (art. 7 LEp), les autorités fédérales, cantonales et communales continuent à travailler en collaboration avec les institutions de santé publique pour lutter contre la pandémie actuelle de coronavirus.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP), les autorités cantonales compétentes et les institutions publiques et privées qui accomplissent des tâches en vertu de la LEp traitent des données personnelles sur la santé conformément aux dispositions de la section 2 de la LEp, dans la mesure où cela est nécessaire pour identifier les personnes malades, présumées malades , infectées, présumées infectées, en vue de prendre des mesures de protection de la santé publique. Ce faisant, ils veillent au respect des législations fédérale et cantonale en matière de protection des données. Les hôpitaux et autres établissements de soins publics ou privés, ainsi que les laboratoires et le personnel médical, sont également soumis à des obligations de déclaration spéciales en vertu de la LEp.

2. Traitement des données par des personnes privées

Dans la mesure où la société civile, en particulier les employeurs, traitent des données personnelles pour lutter contre la pandémie, le traitement doit être effectué dans le respect des principes énoncés à l'article 4 de la loi fédérale sur la protection des données :

  • Les données relatives à la santé doivent être considérées comme sensibles et, ne peuvent en principe être obtenues par des personnes privées contre la volonté des intéressés.
  • En outre, les traitements des données relatives à la santé par des personnes privées doivent être effectués de manière conforme aux principes de finalité et de proportionnalité. Cela signifie qu'ils doivent être nécessaires et appropriés en vue de prévenir de nouvelles infections et qu’ils ne doivent pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif.
  • Dans la mesure du possible, les données pertinentes sur les symptômes de la grippe, comme la fièvre, doivent être collectées et transmises par les personnes concernées elles-mêmes.
  • La collecte et l’utilisation ultérieure de données relatives à la santé par des tiers privés doivent être communiqués aux personnes concernées afin que ces dernières comprennent le sens et la finalité ainsi que la portée du traitement quant à son contenu et sa durée.

3. Température du corps et suivi

Dans la mesure où des personnes privées collectent des données médicales telles que la température corporelle à l’entrée de bâtiments ou de lieux de travail dans le but de prévenir une contamination, le traitement de ces données doit être, en termes de contenu et de durée, limité au minimum nécessaire pour atteindre cette finalité. L'information et l'autodétermination des personnes concernées doivent être respectées lors de la collecte des données. Dans ce contexte, répondre à des questions détaillées sur l'état de santé à des personnes qui ne sont pas des professionnels de la santé s'avère inapproprié et disproportionné.

Il en va de même pour les données à caractère personnel traitées par des particuliers dans le cadre de mesures opérationnelles et organisationnelles visant à prévenir une contamination. Au plus tard lorsque la menace de pandémie a cessé d'exister, ces données doivent être intégralement supprimées.

Si l'utilisation de technologies numériques pour la collecte et l'analyse de données sur la mobilité et de données de proximité est envisagée, celle-ci doit s'avérer proportionnée à l'objectif de prévention de la contamination. Ce n’est le cas que le recours à ces méthodes est pertinent d’un point de vue épidémiologique et propre à avoir un effet justifiant une atteinte à la personnalité des personnes concernées afin de contenir la pandémie, en tenant compte du stade actuel de celle-ci.

 
 
 
 
 
 

Mise à jour concernant Clearview  

10.03.2020 - Les autorités policières fédérales n'utilisent pas de logiciel de reconnaissance faciale.

Dans sa communication du 11.02.2020 (voir ci-dessous), le PFPDT a expliqué en détail pourquoi il considère que la collection de données faciales sans le consentement des intéressés constitue une atteinte à leur personnalité.

En réponse à notre enquête (voir ci-dessous), les directions de Fedpol, de l’AFD et du SRC ont confirmé qu'elles n'utilisent ni n'ont l'intention d'utiliser un logiciel tel que Clearview dans leurs activités. Toutefois, Clearview n'a pas encore répondu à la demande de renseignement et de suppression du Préposé datée du 24 janvier 2020, raison pour laquelle il a adressé un avertissement à l'entreprise.

 
 
 
 
 
 

Quelles sont les conséquences du Brexit dans le domaine des flux transfrontières de données ?

31.01.2020 - Après le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit), qui s’est tenu en juin 2016, le gouvernement britannique a annoncé sa décision de quitter l’UE. Le retrait a lieu le 31 janvier dernier.

Transmission de données personnelles à l’étranger selon la loi sur la protection des données (LPD) en vigueur
La transmission de données à l’étranger est régie par l’art. 6 LPD. Cet article prévoit que des données ne peuvent être communiquées à l’etranger qu’à la condition que le pays de destination connaisse un niveau de protection des données adéquat (art. 6, al. 1, LPD) ou alors, en l’absence d’une telle réglementation, qu’il connaisse des dispositions ou des garanties suffisantes (art. 6, al. 2, let. a et g, LPD). En vertu de l’art. 31, al. 1, let. d, LPD, le préposé à la protection des données (préposé) peut déterminer si le niveau de protection dans un pays donné est adéquat et permet la transmission de toutes les données, ce qui est le cas en particulier lorsque le destinataire des données est soumis à une loi qui offre un niveau de protection comparable à celle du droit suisse (garantie des droits de la personne concernée, respect des principes fondamentaux, autorité de surveillance indépendante). Une liste des pays qui répondent à ces exigences est publiée sur le site du préposé. Cette liste est régulièrement mise à jour.

Royaume-Uni et Gibraltar
Le Royaume-Uni et Gibraltar font actuellement partie des États dont la législation assure un niveau de protection adéquat et le préposé ne dispose pas d’indices qui pourraient laisser prévoir un changement de statut. En prévision du Brexit, l’autorité britannique de protection des données personnelles (Information Commissioner’s Office, ICO) a indiqué sur son site qu’après le 1er février 2020, le Royaume-Uni continuerait d’offrir un degré élevé de protection des données personnelles.

Si le préposé devait contre toute attente envisager de modifier sa liste quant au statut du Royaume-Uni et de Gibraltar, il informerait les entreprises en temps voulu de manière à ce qu’elles puissent se préparer en concluant des accords types.

L’UE décidera d’ici la fin de l’année si elle reconnaît l’adéquation de la législation sur la protection des données du Royaume-Uni. Le préposé suit l’évolution de la situation avec attention.

Informations supplémentaires :

PFPDT, Transmission à l’étranger

DFAE, Direction des affaires européennes : FAQ Brexit

ICO, Statement on data proteciton and Brexit implementation

ICO, Protection des données et Brexit

Commission européenne, UKTF, La task-force pour les relations avec le Royaume-Uni

 
 
 

La deuxième chambre conclut la consultation sur la loi fédérale à la protection des données (LPD)

18.12.2019 - Le PFPDT salue l’achèvement par le Conseil des Etats de la consultation concernant la révision totale de la Loi sur la protection des données (LPD) et la large reprise des améliorations proposées par sa commission face à la version du conseil national.

 

Le Conseil des Etats examinera la loi sur la protection des données à la session d’hiver

20.11.2019 - Le PFPDT se félicite du fait que, dans le peu de temps disponible jusqu'à la fin de la session, la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats (CIP-E) a réussi à adopter un texte législatif à l'attention du plénum du Conseil des Etats qui est prêt à être consulté et qui améliore sensiblement la version du Conseil national.

Communiqué de la CIP-E

Voir aussi: 

30.08.2019 - LPD : le Conseil national se penchera le premier sur le projet de révision totale

 
 
 

Facebook lance de nouvelles fonctionnalités à l’occasion des élections fédérales

17.10.2019 - A partir du 19 octobre 2019, un jour avant les élections, Facebook lancera sur sa plateforme de nouvelles fonctionnalités pour les électeurs suisses.  L’entreprise l’a confirmé au Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT), lequel se félicite des efforts de celle-ci en matière de transparence.

Ayant appris par les médias que Facebook avait l’intention de lancer différentes fonctionnalités, tel un bouton de vote, pour ses utilisateurs en vue des élections fédérales de 2019, le PFPDT a invité l’entreprise à prendre position.

Le PFPDT a rappelé dans sa lettre qu’en vertu notamment des ch. 5.3 et 7 de son guide, les opérateurs de réseaux sociaux sont également tenus d’informer les personnes concernées de manière juste et complète sur le traitement de leurs données et le fonctionnement des méthodes d’analyse utilisées. Cette transparence est indispensable pour que les électeurs puissent évaluer la manière dont les applications traitent leurs données et exercent une influence sur la formation de leur opinion ou leur comportement électoral.

Facebook Ireland Ltd. a confirmé que les fonctionnalités pertinentes seraient mises en service sur leur plateforme le jour précédant les élections et le jour de celles-ci. Facebook prévoit de rappeler la date de l'élection à tous les utilisateurs de Facebook âgés de 18 ans et plus en Suisse. L’entreprise ne ciblera pas des groupes ou des personnes en particulier.

Selon les garanties données par Facebook par écrit, les fonctionnalités offertes n’ont pas d’autre but que de sensibiliser ses utilisateurs aux élections et, en fin de compte, d’augmenter la participation, car les utilisateurs pourront par exemple poster dans leur profil qu’ils ont voté. Facebook souligne que les opinions politiques des utilisateurs ne seront pas traitées.

Facebook a par ailleurs démontré son respect des exigences en matière de transparence formulées dans notre guide. Les personnes concernées pourront s’informer de manière approfondie, au moyen d’hyperliens, sur les fonctionnalités, les méthodes de traitement et les données traitées (cf. liens suivants: Politique d’utilisation des données de Facebook; Contrôler qui peut voir ce que vous partagez; Pourquoi est-ce que je vois un rappel au sujet d’une élection et d’un vote sur Facebook ? Quelles données la plateforme Facebook utilise-t-elle pour présenter des informations relatives aux élections et aux collectivités publiques ?).

 
 

La révision totale de la LPD est transmise à la Commission du Conseil des Etats

25.09.2019 - Suite au traitement par le Conseil national de la révision totale de la loi sur la protection des données (LPD) en tant que première chambre, le PFPDT espère que la deuxième chambre puisse de son côté débattre de ce projet lors la session d'hiver et améliorer encore la protection de la population suisse en l’alignant aux standards européens.

30.08.2019 - LPD : le Conseil national se penchera le premier sur le projet de révision totale

 
 

Différend fiscal américain - Le Tribunal administratif fédéral protège les droits fondamentaux 

10.09.2019 - Par jugement du 3 septembre 2019, le Tribunal administratif fédéral (TAF) a admis le recours du PFPDT contre la décision de l'Administration fédérale des contributions (AFC) et le Département fédéral des finances (DFF). Dans son arrêt, la Cour conclut que dans le domaine de l'assistance fiscale internationale, les personnes qui ne sont pas formellement concernées par la demande d'assistance administrative doivent en principe être informées à l'avance de la transmission de leur nom, conformément à la loi sur l'assistance fiscale.

Le tribunal suit donc la recommandation du PFPDT de caviarder ces noms et d'accorder le droit d'être entendu avant la transmission des données. Le Préposé se réjouit de ce jugement, car il protège les droits fondamentaux des employés des banques et d'autres tiers. Il s'attend maintenant à ce que l’AFC trouve des solutions conformes à la protection des données.

Le TAF ordonne aux autorités compétentes d'exécuter le jugement et de régler les exceptions de manière appropriée. L’arrêt n'est pas encore entré en force.

Arrêt du TAF (en allemand)

 
 
 
 
 
 
 

LPD : le Conseil national se penchera le premier sur le projet de révision totale

30.08.2019 - Après avoir étudié le message du Conseil fédéral du 15 septembre 2017 concernant la révision totale de la loi fédérale sur la protection des données, la Commission des institutions politiques du Conseil national a décidé le 15 août 2019, la voix prépondérante du président ayant permis de trancher, de soumettre le projet au Conseil national, prioritaire en l’occurrence.

La proposition à l’intention du Conseil comprend de nombreuses dispositions qui, dans leur version modifiée par la majorité de la commission, assurent une protection des données moins élevée que dans les États européens voisins et, à certains égards, moins élevée que celle prévue dans la loi sur la protection des données de 1992.

Lors des délibérations publiques des 24 et 25 septembre 2019, le Conseil national pourra comparer les versions des majorités et des minorités de la commission, étudier leurs arguments et décider s’il veut améliorer le niveau de protection des données dont bénéficie la population suisse et l’aligner sur les normes européennes.

Le dépliant avec les propositions de la Commission des institutions politiques du Conseil national pour la révision de la loi fédérale sur la protection des données a été publié.

 
 
 
 
 
 
 

Postfinance : inégalité de traitement des clients suisses en vertu du droit en vigueur

30.08.2019 - Postfinance SA a confirmé par courrier le 13 juin 2019 que, pour ne pas être soumis à l’authentification par empreinte vocale, ses clients suisses devraient continuer de lui signifier expressément leur refus. Les clients étrangers doivent quant à eux donner expressément leur accord pour y être soumis. L’inégalité de traitement sur laquelle le PFPDT a attiré l’attention lors de l’émission de la SRF 10vor10 du 20 mai 2019 a dès lors encore cours aujourd’hui.

Postfinance SA a répondu au PFPDT que cette différence de traitement s’expliquait par le fait que les clients suisses n’étaient pas soumis au même droit que les clients étrangers et que seul le législateur pouvait décider de reprendre des normes étrangères en droit interne. Postfinance SA a affirmé qu’elle continuerait de traiter les clients suisses différemment aussi longtemps que le droit suisse de la protection des données n’aura pas été aligné sur les normes de l’UE.

 
 
 
 
 
 

26e Rapport annuel 2018/19: la Suisse doit maintenir son niveau de protection des données 

18.06.2019 - Le PFPDT attend que le Conseil fédéral et le Parlement garantissent à la popula-tion suisse un niveau de protection des données toujours équivalent à celui de l’Europe par la signature prochaine de la convention 108 du Conseil de l’Europe et l’adoption rapide de la révision totale de la loi sur la protection des données.

Communiqué aux médias

Télécharger le e-paper

 
 
 

Helsana+: le jugement entre en force

15.05.2019 - La décision du 19 mars 2019 du Tribunal administratif fédéral dans l’affaire Helsana+ n’a pas été attaquée pendant le délai de recours. Elle est donc définitive. Le Tribunal administratif fédéral s’est prononcé sur des questions de droit importantes. Le PFPDT suivra leur mise en œuvre par Helsana.

Communiqué du PFPDT

 
 
 
 

Helsana+: la collecte de données auprès de l'assurance de base était illégale

29.03.2019 - Arrêt du Tribunal administratif fédéral du 19 mars 2019: Helsana Assurances complémentaires SA a traité illégalement des données personnelles provenant des assurances de base pour son programme de bonus Helsana+. Selon l’arrêt du tribunal, les autres traitements de données sont licites, puisqu’ils ne violent aucune disposition protégeant la personnalité.

Communiqué du PFPDT

Communiqué du TAF

Arrêt A3548/2018 (en allemand)

Recommandation du PFPDT du 27.04.2018

 
 
 

Nouvelle LPD Schengen en vigueur

01.03.2019 - Le Parlement ayant scindé la révision de la loi sur la protection des données, le premier volet, à savoir la loi sur la protection des données Schengen (LPDS), est entré en vigueur le 1er mars 2019. Cette adaptation de la législation suisse au droit européen, qui était nécessaire à l’intégration de l’acquis de Schengen, est conçue comme une loi de transition et comprend diverses nouvelles dispositions. Le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) obtient ainsi dans le cadre de la mise en œuvre de l’acquis de Schengen en matière pénale de nouvelles compétences d’enquête et de décision.

Continuer...

 
 

Journée de la protection des données 2019 - 3 priorités pour la Confédération et les cantons: élections, police, numéro AVS

28.01.2019 - Communiqué des autorités de protection des données de la Confédération et des cantons:

 

2e Journée du digital – Les entreprises doivent investir dans des technologies conformes aux exigences de la protection des données

23.10.2018 - Les entreprises doivent investir dans des technologies favorables au respect de la vie privée et proposer un véritable choix à leurs clients. Tel est le souhait du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, à l’occasion de la 2e Journée suisse du digital. Il appelle les entreprises à mettre leur force d’innovation également au service de l’autodétermination de leurs clients.

Si les entreprises investissent énormément de capitaux dans la numérisation, il serait souhaitable, pour le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence Adrian Lobsiger, à l’occasion de la 2e Journée suisse du digital, qu’elles exploitent leur force d’innovation également aux fins d’assurer l’autodétermination à leurs clients. Ceux-ci doivent pouvoir décider eux-mêmes dans quel but leurs données peuvent être transmises et dans quel cas elles doivent rester confidentielles. Les entreprises doivent donc investir dans des technologies qui permettent de proposer un vrai choix aux utilisateurs.

Le PFPDT attend d’un État de droit démocratique qui collecte des données en grandes quantités qu’il garantisse la sphère privée et l’anonymat de ses citoyens et ne cherche pas à les identifier. En cas de doute, la liberté de l’individu doit l’emporter sur davantage de sécurité pour tous.

Ainsi, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence appelle les entreprises et les pouvoirs publics à prendre acte de ces attentes pour des technologies respectueuses de la vie privée et à agir en conséquence. Il les invite à accompagner la croissance des données numériques à l’échelle mondiale d’investissements performants dans une structure assurant la conformité aux exigences de la protection des données.

Différend fiscal américain - plainte contre la décision du Département fédéral des finances

10.10.2018 - Le 5 octobre 2018, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) a introduit un recours devant le Tribunal administratif fédéral contre la décision du Département fédéral des finances (DFF) du 20 septembre 2018. Par cette décision, le DFF a rejeté la demande du PFPDT visant à ce que l'Administration fédérale des contributions informe les tiers concernés par un transfert de données à l'étranger avant le transfert dans le cadre de la loi sur l’assistance administrative fiscale. Dans sa plainte, le PFPDT maintient sa demande concernant le droit à l'information.

Informations complémentaires:

Mise à jour sur le différend fiscal américain du 9 août 2018 (v. en bas)

Recommandation du 18 décembre 2017 (en allemand)

Extrait du 25e Rapport d’activités du 25 juin 2018 (PDF, 154 kB, 08.08.2018)

Mise à jour sur le différend fiscal américain

09.08.2018 - En raison de l'attente de la décision du département responsable, il existe actuellement une incertitude quant à la pratique effective de la transmission de données par l'Administration fédérale des contributions (AFC).

Dans sa procédure d’établissement des faits auprès de l’Administration fédérale des contributions (AFC), au sujet de la transmission de données dans le cadre de l’assistance administrative en matière fiscale entre la Suisse et les États-Unis, le PFPDT est arrivé à la conclusion que, dans le cadre de l’assistance administrative internationale en matière fiscale, les personnes qui ne sont pas formellement visées par les demandes d’assistance et dont le nom doit être transmis ouvertement doivent être informées au préalable, conformément à l’art. 14, al. 2 de la loi sur l’assistance administrative fiscale. En conséquence, le 18 décembre 2017, dans une recommandation formelle, nous avons demandé que le droit à l'information soit pris en compte dans l'assistance administrative fiscale internationale.

Le 18 janvier 2018, l’AFC a rejeté notre recommandation, et nous avons donc soumis l’affaire le 13 février 2018 au Département fédéral des finances (DFF) pour décision. Une telle décision n’a pas encore été prise. Dès connaissance de la position du DFF nous pourrons décider d'un éventuel recours devant le Tribunal administratif fédéral. Le PFPDT a demandé au département responsable de rendre rapidement une décision dans l'intérêt des personnes concernées.

Informations complémentaires:

Recommandation du 18 décembre 2017 (en allemand)

Extrait du 25e Rapport d’activités du 25 juin 2018 (PDF, 154 kB, 08.08.2018)

25e Rapport annuel 2017/2018: l'autodétermination avant la sécurité

25.06.2018 - Le suivi des grands projets numériques demeure au cœur de l’activité du PFPDT. La loi e-ID fondant l’utilisation d’une SwissID, le rapport d’évaluation des risques liés à l’utilisation du numéro AVS comme identifiant personnel universel, les conditions d’utilisation de la billetterie électronique (billettique) ou des applications dans le domaine des transports publics illustrent cette priorité. En qualité d’autorité de surveillance, le PFPDT a dû intervenir contre le traitement de données relevant de l’assurance de base des caisses-maladie et faire face à des fuites de données dans plusieurs grandes entreprises.
Dans le domaine de la transparence, le PFPDT a été en mesure d’améliorer significativement l’efficacité de la procédure de médiation et a pris acte de la volonté unanime du Conseil national de garantir la transparence des marchés publics à l’avenir aussi, et de veiller ainsi à ce que le principe de la transparence ne soit pas foulé aux pieds.

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Le Conseil national insiste sur la transparence dans les marchés publics

18.06.2018 - Le Conseil national a tenu à l’unanimité à maintenir les marchés publics dans le champ d’application du principe de la transparence. Cette décision s’est esquissée la dernière semaine de la session d’été lors de la discussion par article de la révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics (LMP). Le Conseil national a ainsi refusé la limitation du principe de la transparence proposée dans le projet du Conseil fédéral.

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Infrastructure ferroviaire: le parlement
décide l’exception à la loi sur la transparence

30.05.2018 - Après le Conseil national aussi le Conseil des États veut l’exclusion de l’activité de surveillance de l’Office fédéral des transports (OFT) en matière de sécurité de la loi sur la transparence et rejoint la position du Conseil fédéral. Le PFPDT prend note de cette décision.

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Decathlon Suisse – le PFPDT ouvre une procédure d’établissement des faits

07.05.2018 - Le PFPDT a noté que Decathlon Suisse exige pour tout achat de marchandises dans ses magasins que les clients communiquent certaines coordonnées. Suite à un premier échange de correspondance avec Decathlon Suisse, il est arrivé à la conclusion que le traitement de données par Decathlon nécessite un éclaircissement approfondi sur certains points. C’est pourquoi il a, en date du 3 mai 2018, ouvert une procédure d’établissement des faits selon l’art. 29 LPD.  

Le Préposé fédéral à la protection des données a émis une recommandation concernant le programme de bonus «Helsana+»

27.4.2018 – L’application « Helsana+ » traite les données des clients qui ne disposent que de l’assurance de base auprès du groupe Helsana à des fins de remboursement partiel de leurs primes. Faute de base légale, le Préposé a recommandé de cesser ce traitement.

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Affaire Facebook/Cambridge Analytica: procédures en cours dans l'UE et aux USA

12.04.2018 - Dans le cadre de l'application "This is your digital life" utilisée par un scientifique anglais, l'accès non autorisé aux données personnelles de clients peu méfiants de la plate-forme sociale Facebook s'est produit en 2015. Les données ont été traitées par Cambridge Analytica à l'approche des élections dans le but de ce que l'on appelle le microciblage afin de s'adresser spécifiquement aux électeurs potentiels avec des messages individuels. 

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Rapport d'évaluation essai pilote procédure de médiation (2017)

10.04.2018 - Afin d’accélérer la procédure de médiation et de réduire le nombre de cas pendants, le PFPDT a mené un essai pilote au cours de l’année 2017. Le rapport d’évaluation montre que les mesures prises ont permis d’atteindre les objectifs fixés et que cet essai pilote a par conséquent été un succès. Au vu des résultats positifs, la nouvelle méthode sera intégrée dans la gestion ordinaire des procédures.

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Sélection des arbitres pour le forum d'arbitrage en matière de protection des données selon le Swiss-US Privacy Shield - Premier appel à manifestation d'intérêt

Délai: 30 avril 2018

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La Commission du CN veut continuer à garantir la transparence dans le cadre des marchés publics

28.03.2018 - La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) a, le 27 mars 2018, clôt la discussion par article de la révision totale de la loi fédérale sur les marchés publics (LMP). Elle rejette la proposition du Conseil fédéral, qui prévoyait de supprimer l’accès aux documents relatifs aux marchés publics, tel que garanti par la loi sur la transparence. Avec cela, elle renforce l’objectif de transparence tel que prévu dans le projet de révision

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Développement dans l’affaire Swisscom

12.02.2018 - Après avoir été informé le 9 février 2018 d'un cas d'accès prétendument non autorisé aux données d'un client de Swisscom, le PFPDT a requis que Swisscom prenne position le jour-même, en application de l'article 29 alinéa 2 LPD.

Les premières enquêtes de Swisscom n'ont pas confirmé de lien de causalité avec le vol de données signalé le 7 février 2018. Le PFPDT recherche des informations complémentaires auprès de Swisscom en ce qui concerne le risque de dommages indirects éventuels.

Accès indu à des coordonnées de clients chez Swisscom

Berne, 07.02.2018 – Swisscom a informé le PFPDT que des accès indus aux coordonnées d’environ 800‘000 clients ont eu lieu au cours de l’automne 2017. A sa connaissance, sont essentiellement concernés : le nom, le prénom, l’adresse, la date de naissance et le numéro de téléphone de titulaires privés de téléphones portables ainsi que de quelques abonnés au réseau fixe.  

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Infrastructure ferroviaire: la Commission du Conseil national veut une exception à la loi sur la transparence

Berne, 18.01.2018 – La Commission des transports et des télécommunications du Conseil national a, le 16 janvier 2018, repris la discussion par article du projet «Organisation de l’infrastructure ferroviaire».  Dans ce cadre, la Commission a rejoint la position du Conseil fédéral et s’est exprimée en faveur d’une exclusion de l’activité de surveillance de l’Office fédéral des transports (OFT) en matière de sécurité de la loi sur la transparence. Le PFPDT prend note de cette décision.

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Échelonnement de la révision de la LPD: la protection des droits fondamentaux doit être préservée

12.01.2018 – La Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) est entrée en matière hier sur la révision totale de la loi sur la protection des données (LPD). Parallèlement, elle a décidé de scinder la révision en deux étapes. Le PFPDT exige que la procédure échelonnée permette, outre une adoption accélérée des aspects relatifs aux accords de Schengen, une mise en œuvre rapide du texte révisé dans son intégralité.

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Fuite de données dans une société de recouvrement de créances – le PFPDT ouvre une procédure

05.01.2018 - Selon un article publié dans le Süddeutsche Zeitung du 27 décembre 2017, l'entreprise de recouvrement EOS a été victime d'une fuite de données l'année dernière, au cours de laquelle plusieurs gigaoctets de données personnelles ont été transmises. Selon cet article, les patients de médecins suisses ont été particulièrement affectés. L'agence de recouvrement a informé le PFPDT de la fuite de données présumée peu avant la publication de l'article concerné. Afin de clarifier les aspects relatifs à la protection des données, le PFPDT a ouvert, en date du 28 décembre 2017, une procédure d’établissement des faits à l’encontre d’EOS Suisse.

En même temps, il rappelle aux médecins qu'ils ne peuvent transmettre à des tiers que les données de leurs patients qui sont effectivement nécessaires à la facturation ou au recouvrement. S'ils transmettent de manière injustifiée des données médicales de leurs patients à des tiers, ils sont punissables.  

Règlement général de l'UE sur la protection des données: les conséquences pour la Suisse

14.12.2017 - Le nouveau Règlement européen sur la protection des données (RGPD) entrera en vigueur le 25 mai 2018 dans toute l’Union européenne (UE). À partir de cette date, le RGPD sera directement applicable à tous les acteurs actifs sur le territoire de l’Union européenne. Les nouvelles règles consistent à donner aux citoyens plus de contrôle sur leurs données personnelles, à responsabiliser davantage les entreprises tout en réduisant leurs charges déclaratives et à renforcer le rôle des autorités de protection des données. Ce texte aura des répercussions directes sur un grand nombre d’entreprises suisses.

La protection des données lors des campagnes politiques

19.10.2017 - Lors d'élections et de votations, les acteurs politiques recourent de plus en plus à des instruments numériques pour transmettre de manière plus ciblée leurs messages aux citoyens. Dans ce cadre, les partis politiques ainsi que les associations doivent préserver la vie privée des personnes concernées et respecter leur droit à l'autodétermination informationnelle. Le présent feuillet thématique du PFPDT expose les différentes règles de protection des données devant être respectées en cas d'utilisation de tels outils lors de votations et d'élections.

Le PFPDT examine le programme de bonus «Helsana+»

12.10.2017 - Le PFPDT a pris connaissance du nouveau programme de bonus «Helsana +», dont l'objectif est d'encourager les assurés à mener une vie plus saine. Le programme a été lancé le 25 septembre 2017. Pour vérifier la conformité des traitements de données à cet égard, le PFPDT a ouvert une procédure d'établissement des faits le 11 octobre. L'une des questions se posant avec ce programme est celle de savoir si des données émanant de l'assurance de base sont traitées.

Plus d'informations à ce sujet

Utilisation du numéro AVS comme identifiant personnel: évaluation des risques

03.10.2017 - Afin d'approfondir davantage les risques spécifiques aux identificateurs, l'Office fédéral de la justice (OFJ) et le PFPDT ont conjointement donné un mandat externe en vue d'une évaluation des risques. Celle-ci devait préciser en particulier si des risques - et, le cas échéant, quel type de risques - peuvent survenir lors de l'utilisation du numéro AVS et d'identificateurs alternatifs. L'étude, menée par Monsieur David Basin, professeur de sécurité de l'information à l'EPF de Zurich, est maintenant accessible en ligne.

Le mandat d'effectuer une analyse des risques résulte du fait que, par le passé, le Parlement s'est trouvé confronté à plusieurs reprises à la question de l'utilisation du numéro AHV en tant qu'identifiant de personne en dehors du domaine de l'assurance sociale. Ce fut le cas dernièrement dans le cadre du projet de révision du registre foncier (14.034 CC. Enregistrement de l'état civil et registre foncier). La Commission des affaires juridiques du Conseil national procédera de nouveau à son examen à la fin d'octobre 2017. Auparavant, le 1er février 2017, le Conseil fédéral a donné le mandat d'élaborer un projet de loi dont l'objectif est de faciliter l'utilisation du numéro AVS par toutes les collectivités fédérales, cantonales et communales également en dehors du domaine des assurances sociales.

Évaluation des risques de l’utilisation du numéro AVS, résumé (en français) (PDF, 333 kB, 19.04.2018)

Évaluation des risques de l’utilisation du numéro AVS, chapitre 5 (en français) (PDF, 466 kB, 19.04.2018)

Message concernant la révision de la loi sur la protection des données: appréciation du PFPDT

15.09.2017 - Le développement fulgurant des technologies d’information et de télécommunication et la numérisation de la société qu’il entraîne dans son sillage ont imposé une refonte des législations en matière de protection des données du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne, refonte qui a à son tour nécessité la révision totale de la loi fédérale sur la protection des données, en vigueur depuis 1993. Le projet de loi présenté par le Conseil fédéral vise à renforcer la protection des données, au travers notamment d’une amélioration de la transparence des traitements et du contrôle que les personnes concernées peuvent exercer sur leurs données. Il vise en outre à assurer le maintien de l’équivalence du niveau de protection entre la Suisse et l’UE. L’adéquation de ce niveau de protection revêt une importance capitale notamment pour l’économie suisse, d’autant plus que le nouveau règlement général de l’UE sur la protection des données, qui entrera en vigueur le 25 mai 2018, aura des répercussions directes sur de nombreuses entreprises suisses.

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Externalisation de la facturation dans le domaine médical: les prestataires veulent mieux informer les patients

01.09.2017 -  Le PFPDT a écrit à la mi-août 2017 à deux entreprises qui assurent les opérations de facturation pour le compte de médecins afin de leur demander de faire un effort de transparence à l'égard de leurs patients, qui ne savaient pas toujours de quelle manière étaient traitées les données les concernant et si elles étaient transmises à des tiers. Ces deux entreprises, soit la Caisse des médecins et Swisscom Health, se sont déclarées disposées à mieux informer leurs patients, en publiant sur leur site Internet les règlements et autres éléments de contrat applicables aux différentes prestations concernées. Les deux entreprises soumettront prochainement au PFPDT les mesures qu'elles se proposent de mettre en œuvre pour atteindre cet objectif.

Externalisation dans le domaine médical: le Préposé exige plus de transparence

17.08.2017 - Dans le domaine de la santé, beaucoup de médecins confient la facturation des prestations à des sociétés spécialisées, comme la Caisse des Médecins ou Swisscom Health. Pour garantir la protection de la sphère privée, il est important que ces sociétés ne traitent les données des patients qu’aux fins prévues. Elles sont en outre tenues d’expliquer clairement ce qu’il advient des données transmises par les médecins.

À cet égard, le Préposé a constaté que la situation actuelle devait être améliorée. Pour renforcer la transparence pour les patients, il a demandé cette semaine aux sociétés de facturation de publier, conjointement avec les conditions générales et les règlements de traitement, les clauses-types concernant le traitement des données. En effet, ces clauses n’étaient jusqu’à présent que partiellement, voire pas du tout, publiées. Le Préposé se réserve d’examiner ultérieurement les clauses qui pourraient être problématiques du point de vue de la protection des données.

Externalisation de la facturation dans le domaine médical (24e rapport d'activités)

Sociétés d’informations sur la solvabilité: le Tribunal administratif fédéral protège la sphère privée des personnes concernées

11.05.2017 - Dans le cadre de la procédure engagée contre la société d'informations sur la solvabilité Moneyhouse, le Tribunal administratif fédéral a rendu une décision déterminante dans le contexte actuel de la numérisation, en imposant des limites claires à la mise en relation d'informations permettant l'établissement de profils ainsi qu'à leur publication.

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Dernière modification 16.11.2021

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